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Mosaïste

 

Faire: donner un corps de matière à ce qui émane de l'esprit.

 

​Faire c'est "être ensemble".​

D'abord, avec soi-même... puis, avec les autres: avec ceux qui nous ont appris à faire, qui nous ont transmis leur héritage, mais aussi avec la communauté qui partage la même émulation, le même élan. 

Jeune, je faisais de la peinture. Plus tard, j'ai découvert la mosaïque.

 

Ce qui me fascine dans l'art de la mosaïque c'est le temps. On ne peut pas "faire vite" dans la mosaïque. Le temps déploie sa mesure. Tout d'abord, parce qu'il y a la matière: la pierre, la pâte de verre, ou encore le grès, la porcelaine ou d'autres matériaux moins conventionnels. Ensuite, il y a les étapes: décalquer ou imaginer le dessin, le transposer sur le support de travail, puis couper, ajuster, appliquer le ciment colle, nettoyer...​

Quand on travaille avec cette technique, on doit pouvoir planter les petits morceaux de pierre (les tesselles) ou ceux de verre (les smalti). Or, pour cela, il faut avoir du volume, une certaine épaisseur. Alors, l'imperfection s'invite autant dans le processus, que dans le résultat final: chaque tesselle a une variabilité propre, son unicité et, de ce fait, elle accroche la lumière différemment. Chaque petit morceau trouve sa place unique, déterminée par celle de autres.

L'œuvre finale comporte, ainsi, une dimension concrète, matérielle et encore une autre, plus subtile: les manques, les interstices, le reflet de la lumière, les ombres.

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De plus, dans la réalisation de cette méthode, il y a une étape que j'aime appeler "la mise en tombeau".

Afin de détacher le travail en marbre ou en verre de son lit de chaux éteinte, le mosaïste superpose 2 ou 3 couches de tarlatane sur le coté face de son œuvre et applique également plusieurs couches de colle animale.

Il laisse tout sécher avant d'arracher la tarlatane qui emportera avec elle, toutes les tesselles, dévoilant la face cachée du travail. 

J'imagine cette étape technique comme une "mise en tombeau", métaphore qui illustre, selon moi, la mosaïque couverte par la tarlatane comme par un linceul diaphane. L'oeuvre est là, quasi finie, mais cachée. Pour la révéler, il est nécessaire de l'arracher à son réceptacle. Elle dévoilera tout d'abord ses aspérités, le coté brut, couvert d'impuretés. Elle devra être nettoyée, puis elle recevra un autre support avant qu'elle puisse ressusciter et apparaitre dans toute sa beauté (pourtant, déjà présente).

  Cela réveille votre curiosité?  

Si vous aimeriez en savoir plus sur ce art, n'hésitez pas à me contacter.

Je serais heureuse d'ouvrir les portes de mon espace de création aux Ateliers de Bellevaux, à Lausanne. 

Vous me trouverez également à l'exposition des Métiers d'Art Dévoilés avec Start'Mosaïque.

© 2026 par Ana Borel. Créé avec Wix.com

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